• Ah ! Quelle horreur ! Tout dehors était submergé ! L'eau battait les flancs de mon arbre, et si je n'avais point surélevé ma cabane, l'eau aurait tout ravagé ! Ma maison tanguait. Je me dis alors que je ferais mieux de manger puis de construire une embarcation, car si j'essayais de nger, je serais repoussé violemment vers l'arbre, comme pour un récif. Pendant que je tressais une corde pour amarrer la pirogue, une question survint : comment cette eau était-elle parvenue jusqu'ici ? Le cascades ne pouvaient pas déborder, elles se déversaient dans une mer d'eau douce. La mer ! Mais oui ! La marée montante ! Le marée submerge tout, dure quelques jours, puis redescend ! C'était aussi simple que ça ! Je tressais la corde avec des feuilles et des branches de l'arbre, puis me résolus à couper des rondins pour en faire un radeau. Avec une pierre plus ou moins tranchante, on peut faire des merveilles. Quand j'eus fini, et que j'envisageais de mettre a l'eau mon embarcation, je considérais alors les flots avec angoisse. Allais-je vraiment confier ce frêle radeau à cette mer enragée ? J'étais en train de me poser cette épineuse question quand un fruit de ma réserve de Kalinoubas (les rumsteaks végétaux) se mit à bouger. Deux pattes crevèrent ce qui semblait être la coquille et l'oeuf se mit à déambuler dans ma maison. Mais alors, c'étais vivant... Je...oh ! Beurk !

    Ca me donnait envie de jeter mes stocks à l'eau, mais il fallait bien survivre. Puis la coquille cassa et une sorte de chose en sortit. C'était vert pomme, avait de grands yeux façon manga et sinon ressemblait à mimitoss, le pokémon. Cette curieuse petite bête me regarda, et au lieu de s'enfuir en courant, se frotta contre mes pieds. Je décidais de le surnommer Chuzzle. Et je ne pus m'empêcher de le prendre dans mes bras. Cette petite boule de poils était vraiment à croquer. Puis, tous les autres oeufs éclorent. Je décidais de les garder, mais juste comme ça. Je voulais avoir Chuzzle comme meilleur ami, le reste comme animaux de compagnie. Je lui accrochais un petit bout de tissu violet sur une de ses antennes. Sur ces entrefaites, je fus bien obligé de partir. Mais, à ma grande surprise, quand je voulus mettre le radeau à flot, un cri strident retentit...


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  • Le matin, quelle ne fut pas ma surprise de voir mon petit nid douillet dévasté, mis à sac et rempli par de petits orang-outangs jaune fluo. Ils étaient en train de manger la réserve de rumsteak végétaux que j'avais faite. Leurs mains agiles étaient couvertes de jus, et d'une substance pourpre que je ne connaissais pas. Je remontais la trace de leurs pattes et arrivais devant le cadavre de l'Aguénara. Elle devait être tombée car sa toile s'effilochait. Et ces singes l'avaient dévorée ! C'était troublant, car chez moi, les singes sont herbivores. La chaine alimentaire prenait forme peu à peu : les herbivores étaient mangés par les Tréüs, eux-même mangés par les Aguénaras et ces dernières dévorées par les singes jaunes. Je ne savais pas encore que ces derniers se nommaient Fluorangs. Les Fluorangs mangeaient n'importe quoi qui soit mangeable. C'était les hyènes de ce monde. Je les chassais et rangeais mon abri. La journée fut calme, et je dormis paisiblement. Le matin, pas de visiteurs surprise, mais un bruit de ressac meublait l'air. Je voulus regarder dehors et ne put retenir un cri !


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  • Le cocon se déchirait. Le mandibules de cette Aguénara claquaient. Elle avait faim. Je me décidais. Je sautais hors de cette enveloppe et rebondit sur la toile. Déséquilibrée, l'Aguénara fit un faux mouvement et une de ses pattes trancha un fil. Un trou béant s'ouvrit dans la toile. Paniquée, la bestiole ne s'occupa plus de moi pour aller rafistoler sa toile. J'en profitais. Je me saisissais du fil libre et me jetais dans le trou. J'arrivais au sol sans trop d'encombres. Là, je me mis en quête d'un abri sûr. J'optais pour une cabane surélevée dans les arbres. Je devais la finir avant la nuit, car je pensais que si le jour recelait autant de prédateurs, la nuit devait être mortelle. Je travaillais d'arrache-pied jusqu'au coucher du soleil. Là, je me posais la question suivante : comment faire de feu. J'avais bien entendu parler de la méthode des Indiens, mais elle était plutôt difficile à mettre en oeuvre. Pourtant, je réussis à faire s'élever une flamme. Mes force déclinaient avec le jour, et je dus chercher de quoi me nourrir. Pas d'herbivores, et je n'osais aller trop loin de peur de rencontrer un Tréüs. Je me contentais de fruits au goût de steak et d'eau bleu turquoise. Je baptisais les fruits "rumsteak végétaux". Cela me fit rire. Je n'avais pas ri depuis bien longtemps ! Je m'endormais sur ce qui me semblait être un tas de feuilles de palmier. Quand le jour se leva, je constatais que je n'étais plus seul...


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  • Noire, elle était toute noire. Des sortes d'aiguilles à tricoter prolongeaient ses pattes. Ses yeux étaient de la couleur du mercure. Ses mandibules étaient énormes, et de la salive en dégoulinait. Le fil qui sortait de son abdomen était blanc pâle, et avait une consistance gluante et gélatineuse, comme la toile. Celle-ci frémissait, mais seuls mes tremblements en étaient la cause. J'allais mourir dévoré comme un vulgaire insecte ! Puis je compris. L'araignée était le plus grand prédateur ! Les Tréüs faisaient office d'insectes ! Je sursautais, me tortillais encore, puis dans un dernier soubresaut, m'évanouissais. Quand je me réveillais, j'étais emmitouflé dans un cocon gluant. Puis, soudainement, l'enveloppe bougea. J'essayais déséspérément de me rappeler de ce que faisaient les araignées après. Elles empaquetaient leur proies et après elles les mangeaient. Elles les mangeaient ?! J'allais mourir après avoir échappé à un Tréüs, à une cascade, au tunnel, à la mort quand je tombais, tout ça pour finir en simple amuse-gueule pour un insecte géant ! Le cocon se déchira, et dehors, des yeux de mercure m'attendaient...


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  • Des cascades de couleur turquoise, un soleil jeune miel, des arbres vert émeraude, les troncs d'un marron uni, le ciel d'un bleu saphir sans égale ! On aurait dit un paysage parfait. Mais, au milieu de cette végétation luxuriante, d'étranges animaux rôdaient... Des sortes de tigres blancs à dents de sabre, des crocs en cristal pur, des ailes faites de plumes en métal, des yeux jaunes et luisants. C'était les Tréüs. Des chasseurs sans pitié, redoutables, mais trahis par leur regard de braise. Pas une seule trace d'herbivores. Mais vu le nombre de prédateurs à cet endroit, il ne devait plus y en avoir beaucoup ! La tête me tournait, toutes ces couleurs étaient trop vives ! Mais alors, ce que j'avais vu dans le tunnel.... ? C'était ces bêtes-là ?! Mon dieu, sauvez-moi ! Je devais trouver un abri, et vite ! Je me hissais hors de l'eau et cherchais du regard une grotte. Un trou dans la falaise me décida. C'était un peu haut, mais ça valait le coup. Je m'accrochais, et , de prise en prise, j'arrivais à ce trou dans la paroi. Je m'apprêtais à entrer quand un rugissement formidable retentit. Un Tréüs rentrait ! C'était son nid ! Il feula, et, pour ne pas finir sous sa patte aux griffes acérées, je lâchais tout. Je me laissais tomber, tomber, tomber... La chute me parut infinie... Je fus alors happé par une sorte de chose gluante et visqueuse. Plus je me débattais, plus je m'emmêlais ! J'essayais de reprendre mon calme. Un animal faisait des choses similaires chez nous. Ah oui ! l'araignée ! A peine avais-je formulé cette pensée qu'une veuve noire de la taille d'un camion arrivait...


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