• Luke, je suis sous un lampadaire !
    • Luke, je nike ton cocker !
    • Luke, j'ai tout foutu en l'air !
    • Luke, j'ai plus d'eau dans mon verre !
    • Luke, je t'ai perdu au poker !
    • Luke, j'peux te donner un coup de pied dans le derrière ?
    • Luke, j'aime pas les pommes de terre !
    • Luke, je veux du gruyère !
    • Luke, je suis allergique aux fougères !
    • Luke, ça pue la bruyère !
    • Luke, j'ai perdu mes affaires !
    • Luke, j'ai paumé ma carte bancaire !
    • Luke, ferme ta boîte à camembert !
    • Luke, j'ai fait exploser le dictionnaire !
    • Luke, j'ai une nappe jaune primaire !
    • Luke, j'ai congelé grand-mère !
    • Luke, je t'emmène à Pindère !
    • Luke, je suis allergique aux conifères !
    • Luke, va faire dans la litière !
    • Luke, tu veux une gougère ?
    • Luke, je fonds, ramasse-moi à la petite cuillère !
    • Luke, parle-moi d'une autre manière !
    • Luke, je tombe en poussière !
    • Luke, j'ai paumé ma genouillère !
    • Luke, j'ai la flemme de rien faire !
    • Luke, tu me tapes sur les nerfs !
    • Luke, épargne-moi tes commentaires !

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  • Un beau jour, alors que l'académie des Sciences de Lyon débat pour trouver un homme qui aille chercher un livre sacré en Inde, le capitaine Corcoran fait irruption dans la salle. Après avoir argumenté avec le président de l'assemblée, des bruits se font entendre. Corcoran explique que c'est son amie, Louison, qui s'impatiente. Cela finit par énerver le savant qui autorisa Corcoran à faire entrer Louison. Les scientifiques, apeurés par la tigresse qu'est Louison, confient la mission au capitaine. Corcoran et sa fidèle amie embarquent donc sur un bateau pour l'Inde. Arrivés là-bas, ils vont en direction de la capitale. Le roi et sa fille, Sita, les reçoivent. Corcoran découvre alors qu'une guerre contre les Anglais est engagée.

    Mais, en l'absence de Corcoran, de Louison et du Roi, Sita se fait capturer. Corcoran court la délivrer, et ils s'enfuient à cheval. Ils se cachent alors dans une case. Le siège des Alliés commence. Vers l'aube, le roi arrive avec ses troupes pour prêter main forte aux assiégés. Corcoran en prend la tête et combat jusqu'au dernier Anglais présent.

    Le colonel Barclays et le capitaine signent un pacte de paix. Corcoran se marie avec la belle et douce Sita, et devient à son tour roi de l'Inde.


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  • C'est l'histoire d'un homme tout à fait banal, qui possédait une magnifique maison blanche, au bord d'une rivière. Un jour qu'il  flânait le long du fleuve, il aperçut un bateau d'un blanc lumineux, semblable à celui de sa maison, qui revenait d'une expédition au Brésil. Sur le moment, il n'y fit pas attention.

    Quelques jours plus tard, il sentait dans sa chambre une présence. Le lendemain, alors qu'il se préparait à aller se coucher, il remarqua que sa carafe d'eau était pleine. Sur ce, il alla se coucher. Au matin, il s'aperçut avec horreur que la carafe était vide. Au début, il se crut somnambule. Il fit un autre essai avec une carafe d'eau, mais aussi avec une tasse de lait, dont il avait horreur. Puis, au fil des jours, il fut pris de folie, cette chose, ou plutôt, cet être, était invisible, et ne buvait que du lait ou de l'eau, ne touchant pas aux aliments solides.

    La folie dont il est atteint le ronge de l'intérieur, embrume son cerveau de pensées terribles, le pousse à surveiller chaque chose qu'il fait pour tenter de déceler cet être invisible. Chaque nerf de son corps est tendu à l'extrême. Ce n'est plus un homme, mais l'instinct sauvage qu'il avait jadis.

    N'y pouvant plus, il partit pour Paris, où à son grand étonnement il put enfin se reposer en paix. Quelques jours plus tard, la créature de ses pires cauchemars avait disparu, s'était envolée de son esprit. Pourtant, lorsqu'il rentra, il vit bien que son cocher était atteint du même mal que lui. La chose avait du se venger sur lui. Puis un détail lui revint, pendant qu'il lisait le journal, où était citée la terrible crise de démence qui s'emparait du Brésil. Le bateau blanc venait du Brésil, et l'être voyant une maison avait décidé de débarquer pour s'installer ?

    Le pauvre homme sombra alors dans une terreur folle, insondable. Il fit plusieurs allers-retours entre son domicile et Paris, fuyant ce fantôme maudit. Avant de devenir fou pour de bon, il entendit l'être prononcer son nom: le Horla.


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  • Quand Shuni arriva, il avait l'air totalement déboussolé. Il errait, les bras ballants, le regard vide, mal à l'aise dans le costume qu'il avait été obligé d'endosser. Il ne cessait de mimer un avion avec ses mains et de répéter "L'oiseau de métal ! Il va venir ! L'oiseau de métal !" Quand il entra dans la voiture, il se mit à hurler comme un damné ! Il s'aggripait aux poignées, hurlant qu'il voulait sortir ! Enfin arrivé dans l'appartement, il se coucha sur un tapis et s'endormit. C'est vrai que le voyage Amérique-France est long et éprouvant. Lorsque Shuni se réveilla le lendemain, il mangea de la viande crue et but de l'eau des toilettes. Il refusa fermement de s'habiller et on dut batailler avec lui pour lui faire enfiler ne serait-ce qu'un slip ! Quand il sortit, il se pinça les narines d'un air dégoûté. Visiblement, la pollution l'incommodait. Quand il arriva au collège, tout le monde se mit à chuchoter et à le montrer du doigt. C'est sûr qu'il se faisait remarquer !

    Quand il se mit à parler en plein milieu du cours d'histoire-géographie, il décrivait le relief de sa région, les fruits qu'on y trouvait en un éloge dithyrambique et capta l'attention de Miss French de telle sorte que le cours se termina sur un résumé des coutumes des Indiens d'Amazonie.

    Cela empira quand il débita la liste des fruits et des animaux qui proliféraient en Amazonie en plein milieu d'une tirade de Monsieur Mourry, ce qui provoqua l'hilarité générale. M. Mourry voyant là une occasion inéspérée d'enrichir le vocabulaire des 5°7, leur apprit ce qu'étaient les axolotl ainsi que d'autres spécialités amazoniennes. Quand il s'est agit d'écrire, notre ami fut encore plus étonné par les stylos-plume que par les avions. Il ne cessait d'écrire en symboles des phrases qui se terminaient bien souvent par de gros pâtés d'encre.

    A la fin de la première journée, une décision fut prise: trop primitif pour vivre dans notre monde de technologie, Shuni retournerait chez lui. Le jour même. Nous lui fîmes donc nos adieux avec un soulagement non dissimulé, mais comme il ne comprenait pas, il nous fit seulement un signe de la main. Quand l'avion ne fut plus qu'un point dans l'immensité du ciel, nous partîmes.


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