• Chap 7 La marée

    Ah ! Quelle horreur ! Tout dehors était submergé ! L'eau battait les flancs de mon arbre, et si je n'avais point surélevé ma cabane, l'eau aurait tout ravagé ! Ma maison tanguait. Je me dis alors que je ferais mieux de manger puis de construire une embarcation, car si j'essayais de nger, je serais repoussé violemment vers l'arbre, comme pour un récif. Pendant que je tressais une corde pour amarrer la pirogue, une question survint : comment cette eau était-elle parvenue jusqu'ici ? Le cascades ne pouvaient pas déborder, elles se déversaient dans une mer d'eau douce. La mer ! Mais oui ! La marée montante ! Le marée submerge tout, dure quelques jours, puis redescend ! C'était aussi simple que ça ! Je tressais la corde avec des feuilles et des branches de l'arbre, puis me résolus à couper des rondins pour en faire un radeau. Avec une pierre plus ou moins tranchante, on peut faire des merveilles. Quand j'eus fini, et que j'envisageais de mettre a l'eau mon embarcation, je considérais alors les flots avec angoisse. Allais-je vraiment confier ce frêle radeau à cette mer enragée ? J'étais en train de me poser cette épineuse question quand un fruit de ma réserve de Kalinoubas (les rumsteaks végétaux) se mit à bouger. Deux pattes crevèrent ce qui semblait être la coquille et l'oeuf se mit à déambuler dans ma maison. Mais alors, c'étais vivant... Je...oh ! Beurk !

    Ca me donnait envie de jeter mes stocks à l'eau, mais il fallait bien survivre. Puis la coquille cassa et une sorte de chose en sortit. C'était vert pomme, avait de grands yeux façon manga et sinon ressemblait à mimitoss, le pokémon. Cette curieuse petite bête me regarda, et au lieu de s'enfuir en courant, se frotta contre mes pieds. Je décidais de le surnommer Chuzzle. Et je ne pus m'empêcher de le prendre dans mes bras. Cette petite boule de poils était vraiment à croquer. Puis, tous les autres oeufs éclorent. Je décidais de les garder, mais juste comme ça. Je voulais avoir Chuzzle comme meilleur ami, le reste comme animaux de compagnie. Je lui accrochais un petit bout de tissu violet sur une de ses antennes. Sur ces entrefaites, je fus bien obligé de partir. Mais, à ma grande surprise, quand je voulus mettre le radeau à flot, un cri strident retentit...


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